Neutralité du net: À qui le tour ?

Et de deux ! Après le Chili, c’est au tour des Pays-Bas de faire entrer la neutralité du net dans la loi, une première en Europe. Avec le recul de l’Allemagne vis-à-vis de la riposte graduée (pour ceux qui ne seraient pas très familiers avec le terme, HADOPIRE inside), c’est un agréable courant d’air frais qui souffle sur la vague répressive de ces 5 dernières années. Oui, je sais, la coïncidence est assez peu étonnante.

Un brin d’histoire

Nous sommes en 2011, la situation aux Pays-Bas est pointée du doigt par la commissaire européenne en charge de la stratégie numérique, Neelie Kroes, également femme politique néerlandaise.

Si des mesures visant à renforcer la concurrence ne suffisent pas à pousser les FAI à fournir un véritable choix aux consommateurs, je suis prête à interdire le blocage des services ou des applications licites. Ce n’est pas normal que Skype puisse être entravé.

En effet, plusieurs opérateurs mobiles ont mis en place des entraves à l’utilisation d’applications et services de messagerie et de VoIP concurrents. Pire même, l’opérateur Royal KPN a annoncé vouloir surfacturer l’utilisation de ces services en usant de DPI (eh oui, encore lui !).

C’est en réponse à ces comportements que le texte de loi a été proposé au Parlement, puis adopté par la chambre basse en juin 2011.

La neutralité du net, c’est quoi ?

La neutralité du net, en résumé, c’est le fait de traiter toutes les communications de manière égalitaire, sans faire de distinction de source, de destination, ni de contenu. Pas de réduction de débit, pas de blocage, pas de surfacturation. Ce principe de neutralité est totalement absent des réseaux mobiles français, à l’exception de celui de Free Mobile, qui autorise tous les usages, y compris P2P, VoIP, usage Modem, etc.

Et en France ?

En France ? Houlà, on en est pas encore là, un premier rapport parlementaire a déjà été fait sous Nicolas Tsarkozy et a fini à la poubelle (comme par hasard…). Un deuxième rapport devrait voir le jour dans les mois qui viennent, mais nouveau président ou pas, il vaut mieux rester vigilant, la position de Flançois Hollande étant extrêmement floue sur le sujet du numérique.

Bref, affaire à suivre, la France a encore bien du chemin à faire avant de coller à son image de pays des libertés.

Source: Numerama

Image: Reflets.info

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